Ninh Binh a été désignée pour organiser l’année nationale du tourisme 2020. Un choix qui s’inscrit dans la volonté des autorités vietnamiennes d’encourager l’écotourisme, car cette province du nord du pays possède tous les potentiels pour devenir une destination verte par excellence. Si vous êtes sensible aux enjeux environnementaux, alors vous ne pourrez qu’être émerveillé par sa nature intacte parsemée de montagnes karstiques, de rizières, d’îles calcaires et des ruisseaux tapissés de fleurs de lotus. Cet événement mettra en lumière la localité sous un jour nouveau, car elle mérite grandement qu’on s’y attarde.

 

Les animations au programme de l’année nationale du tourisme 2020

Le coup d’envoi de l’année nationale du tourisme sera donné en février 2020 en marge d’une cérémonie d’ouverture. D’après le journal en ligne Nhan Dan, environ 25 provinces et villes ont déjà confirmé leur venue. Les festivités feront notamment la part belle à des conférences et des séminaires sur le tourisme écologique, ainsi qu’à des activités mettant en valeur les charmes de la province de Ninh Binh. Si vous souhaitez prendre part à cet événement, vous pouvez demander un visa pour le Vietnam en ligne auprès du site du Département de l’Immigration vietnamien.

Ninh Binh, première destination responsable du Vietnam

Avec ses nombreuses attractions naturelles, Ninh Binh peut voir l’avenir en grand et espérer donner un nouvel élan à son secteur touristique. Si elle a été fréquentée par 7,4 millions de visiteurs en 2018 et engrangé près de 126 millions d’euros de recettes, la province vise une croissance pour l’an prochain.

En effet, Ninh Binh mise sur 8 millions de voyageurs étrangers et nationaux, pour des revenus estimatifs de 180 millions d’euros. Un essor significatif qui portera la province comme l’escale phare en matière de tourisme responsable au Vietnam d’ici 2030, et contribuera au développement économique local.

Tràng An, le paradis vert

Pour mener à bien ce projet ambitieux, Ninh Binh compte promouvoir des sites exceptionnels comme l’emblématique complexe d’écotourisme de Tràng An. Nichée sur la berge méridionale du delta du fleuve Rouge, cette « baie d’Halong terrestre » dévoile une succession de pitons karstiques pour la plupart flottant dans l’eau, et entourés de falaises monolithiques.

C’est une mine d’or pour les amateurs d’archéologie, car le site abrite la citadelle de Hoa Lu, l’ancienne capitale du Vietnam au Xe siècle, ainsi que des vieux temples et des pagodes. Des fouilles ont même permis d’identifier une présence humaine il y a 30 000 ans avant J.-C.

Mais Tràng An constitue surtout une oasis pour les amoureux de la nature, car il abrite environ 580 espèces de plantes, dont 10 sont enregistrées dans le Livre Rouge du Vietnam. Une riche faune a également trouvé refuge dans cette contrée sauvage, comme le langur de Delacour – un primate menacé d’extinction.