Comment limiter l’empreinte carbone d’un tourisme d’entreprise ?

La responsabilité sociale des entreprises, ou RSE, se traduit, pour reprendre la définition donnée par la Commission européenne dans son Livre Vert publié en 2001, par « l’intégration volontaire des préoccupation sociales et écologiques » à leurs activités économiques et leurs interactions internes ou externes. Comment l’entreprise doit-elle s’y prendre dans le cadre d’un séminaire ou un congrès ? On vous donne quelques pistes.

Le choix de la destination et du mode de transport

Bruxelles, dans son Livre Vert sur la RSE, encourage les entreprises à dépasser les obligations juridiques en vigueur, par exemple en privilégiant, pour un team building écolo et responsable, les destinations courtes mais aussi le mode de transport le moins polluant. Par exemple, un Pars-Londres en avion émet 10 fois plus de CO2 que le même trajet en TGV.

Privilégier les infrastructures éco-responsables

Les entreprises peuvent notamment privilégier les établissements hôteliers qui font de réels efforts pour réduire leurs impacts environnementaux, des efforts récompensés des labels du tourisme éco-responsable. Il existe tout de même plusieurs dizaines de certifications, parmi lesquelles il est parfois difficile de se retrouver. On retiendra par exemple « Station Verte », « Ecogîte », « Certification Agir Pour un Tourisme Responsable », « Bio Hôtels »…

Privilégier le tourisme local

Privilégier les produits locaux et de saison est une idée qui est en train de se vulgariser partout en Europe, car le constat est clair : plus le trajet est long (notamment sur des centaines de kilomètres), plus la facture CO2 est lourde. En même temps, manger local relève d’un enjeu social plus général, qui contribue à dynamiser l’économie locale, à améliorer le pouvoir d’achat des agriculteurs et des commerçants locaux notamment.

Quelques gestes responsables dans la nature

Au cours d’un séminaire de team building, les participants passent forcément du temps dans la nature, peut-être en pleine forêt ou dans la montagne. La moindre des choses est d’éviter les activités polluantes comme les activités motorisées. Pensez aussi à prévoir des sacs dans lesquels mettre les déchets, en particulier les plastiques qui mettent des centaines d’années à se décomposer. Pour préserver l’écosystème local, évitez également de prélever les plantes ou les fleurs, pour quelque raison que ce soit.